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Optimiser votre taux d’occupation en basse saison 2026

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Aibrbnb / Développement CA / LCD
  • Dernière modification de la publication :janvier 19, 2026
  • Publication publiée :janvier 13, 2026
  • Temps de lecture :37 mins read

Sommaire

Introduction

La basse saison révèle la vraie maturité d’un gestionnaire de location courte durée. Quand vos concurrents subissent des taux d’occupation à 30% entre novembre et mars, vous devez transformer cette période creuse en opportunité de consolidation.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données AirDNA de janvier 2026, le taux d’occupation moyen des locations saisonnières françaises chute de 68% en juillet-août à 42% en janvier-février. Cette baisse de 38% représente un manque à gagner mensuel de 800 à 1 500 € pour un T2 standard. Pourtant, vos charges fixes – crédit, assurance, comptable – ne connaissent pas de trêve hivernale.

Le marché a radicalement évolué. L’algorithme Airbnb 2026 pénalise désormais les logements affichant des disponibilités prolongées, créant un cercle vicieux : moins de réservations = moins de visibilité = encore moins de réservations. Cette baisse de visibilité algorithme Airbnb touche particulièrement les propriétaires qui maintiennent des tarifs élevés sans adaptation saisonnière.

Mais une tendance émerge : le nomadisme digital et moyenne durée. Les travailleurs à distance recherchent activement des séjours de 7 à 30 jours en hiver, souvent dans des zones moins touristiques. Cette clientèle génère un revenu stable tout en optimisant votre classement sur les plateformes.

Cet article vous transmet les stratégies concrètes. Vous découvrirez comment adapter votre tarification dynamique basse saison 2026, capter de nouveaux segments de clientèle, et surtout : comment transformer vos charges fixes location hiver en investissement rentable. La basse saison n’est pas une fatalité – c’est un test de votre stratégie marketing hors-saison.

Bonus en fin d’article un guide à télécharger

1. Comprendre les vraies causes de la sous-occupation hivernale

1.1 L’erreur psychologique du propriétaire débutant

Beaucoup de gestionnaires reproduisent le même réflexe instinctif : maintenir leurs tarifs estivaux en pensant “préserver la valeur” de leur bien. Cette stratégie échoue dans 87% des cas d’après plusieurs analyses faites entre 2022 et 2025.

Voici la réalité mathématique. Un T2 à Nice facturé 120 €/nuit avec 25% d’occupation génère 900 € mensuels. Le même logement à 75 €/nuit atteint souvent 55% d’occupation, soit 1 237 €. Vous gagnez 37% de revenus supplémentaires en baissant votre prix de 37,5%. Cette élasticité-prix fonctionne particulièrement en basse saison où la demande reste sensible au tarif.

L’autre erreur fréquente : négliger l’impact psychologique des disponibilités. Un calendrier montrant 25 nuits libres sur 30 signale aux voyageurs “personne ne veut de ce logement”. Airbnb le confirme dans sa documentation interne de septembre 2025 : les annonces avec plus de 60% de disponibilité perdent jusqu’à 40% de leur visibilité organique.

1.2 Les mutations structurelles du marché 2024-2026

Le profil du voyageur d’hiver a basculé. Les données Airdna de décembre 2025 montrent une progression de 34% des séjours de 7+ nuits entre novembre et mars, portée par trois tendances lourdes.

Premièrement, le nomadisme digital explose. Les entreprises françaises ont adopté massivement le télétravail hybride : 3,2 millions de salariés travaillent désormais 2 à 4 jours par semaine à distance selon l’INSEE (Mars 2025). Ces travailleurs cherchent à “s’évader” 1 à 4 semaines en hiver, souvent dans des villes moyennes offrant un meilleur rapport qualité-prix que Paris ou Lyon.

Deuxièmement, les retraités actifs multiplient les escapades courtes. Avec 17,5 millions de retraités en France (projection INSEE 2026) et un patrimoine médian de 230 000 € pour les 65-74 ans, cette clientèle dispose du temps ET du budget pour voyager hors saison. Elle privilégie le confort, le calme, et accepte de payer 15 à 20% plus cher qu’un étudiant – à condition de trouver des équipements adaptés (literie premium, connexion fibre, chauffage performant).

Troisièmement, la désaisonnalisation touristique s’institutionnalise. Les collectivités lancent des opérations “Hiver doux” avec animations culturelles, marchés de Noël étendus, festivals. La ville d’Annecy a ainsi augmenté son taux de remplissage hivernal de 12 points entre 2023 et 2025 grâce à sa stratégie événementielle.

1.3 Le poids réel des charges fixes sur votre rentabilité

Calculons précisément l’impact d’une nuit vide. Pour un T2 acheté 180 000 € avec 20% d’apport et un crédit sur 20 ans à 4,2%, les charges mensuelles incompressibles s’élèvent à :

  • Crédit : 1 100 € (capital + intérêts)
  • Taxe foncière : 85 € (1 020 € annuels / 12)
  • Assurance PNO : 40 €
  • Comptable : 80 €
  • Abonnements pro (wifi, électricité base) : 65 €
  • Total : 1 370 € mensuels

Chaque nuit vide vous coûte donc 1 370 / 30 = 45,60 €. Ce montant ne tient pas compte de l’amortissement du mobilier ni de la dépréciation potentielle du bien.

Admettons que vous louiez à 60 € en basse saison avec 15% de charges variables (ménage externalisé, énergies, consommables). Votre marge nette est de 51 €. Une nuit louée à 60 € rapporte donc 51 € ET évite une perte de 45,60 €, soit un bénéfice consolidé de 96,60 € par rapport au scénario “calendrier vide”.

Retenez ceci : en dessous de 46 € la nuit, vous ne couvrez même pas vos charges fixes quotidiennes. C’est votre seuil de survie, pas votre objectif de rentabilité.

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2. Adapter votre tarification dynamique aux réalités de l’hiver

2.1 La méthode des trois paliers tarifaires

Abandonnez l’idée d’un tarif unique hiver. Vous devez segmenter votre basse saison en trois périodes distinctes, chacune obéissant à sa propre dynamique de demande.

Palier 1 : Novembre / Mars (épaule de saison) – Appliquez une décote de 25 à 35% par rapport à votre tarif estival. Ces mois conservent une demande résiduelle : ponts de novembre, vacances de février, déplacements professionnels de rentrée. Un T2 facturé 110 € en août descend à 70-80 € durant ces périodes. Cette fourchette reste attractive pour les couples en city-break tout en préservant votre marge.

Palier 2 : Décembre / Janvier hors fêtes – La décote grimpe à 40-50%. Entre le 5 décembre et le 20 décembre, puis du 3 janvier au 15 janvier, la demande touristique s’effondre (hormis zone touristique). Votre objectif devient la captation des nomades digitaux et des déplacements professionnels. Privilégiez les séjours moyens (7-14 nuits) avec une décote additionnelle de 10% au-delà de 7 nuits. Notre T2 passe alors à 55-65 €/nuit, mais affiche un taux d’occupation de 50% contre 20% avec un tarif maintenu à 80 €.

Palier 3 : Fêtes de fin d’année – Opportunité de surpricing. Du 20 décembre au 2 janvier, réaugmentez vos tarifs de 20 à 40% par rapport à votre base automnale. Les familles cherchant à fuir leur quotidien, les expatriés rentrant en France, et les touristes étrangers créent un pic de demande. Attention : cette stratégie fonctionne dans les villes disposant d’animations (marchés de Noël, réveillons publics). En zone rurale isolée, maintenez plutôt votre tarif palier 1.

2.2 Maîtriser les outils de tarification automatisée

Les logiciels de revenue management ne sont plus réservés aux hôteliers. Des solutions comme Pricelabs, (celle que j’utilise depuis mes débuts). Beyond Pricing ou Wheelhouse analysent en temps réel la demande locale et ajustent vos tarifs quotidiennement.

Voici comment je les paramètre pour la basse saison. Définissez d’abord votre tarif plancher : le minimum absolu en-dessous duquel vous refusez de louer. Calculez-le ainsi : (charges fixes mensuelles / 30) + charges variables par nuit + 20% de marge sécuritaire. Pour notre T2 exemple : (1 370 / 30) + 9 € (ménage + énergies) + 11 € = 65,60 €. Votre plancher est donc 66 €.

Configurez ensuite des règles de réactivité. Si votre taux d’occupation à J-30 est inférieur à 40%, déclenchez une baisse automatique de 8%. À J-14 avec moins de 50% de rempli, nouvelle baisse de 12%. Cette agressivité tarifaire capte les réservations de dernière minute – un segment représentant 42% des bookings hivernaux selon Airbnb.

Mais intégrez des garde-fous anti-dumping. Interdisez à l’algorithme de descendre sous votre plancher, même avec 0% d’occupation. Bloquez aussi les variations supérieures à 15% d’un jour à l’autre – un écart trop brutal nuit à la perception de votre offre. Un voyageur comparant vos tarifs sur plusieurs jours doit constater une cohérence.

L’erreur fréquente : laisser l’outil gérer aveuglément. Je contrôle manuellement mes tarifs chaque lundi matin, valide les propositions de l’algorithme, et impose des corrections si nécessaire. L’IA optimise, l’humain arbitre.

2.3 L’arme secrète des forfaits longue durée

Proposer une grille “séjour long” constitue votre meilleure parade contre les calendriers vides. La logique est implacable : mieux vaut 25 nuits consécutives à 60 € qu’espérer 10 nuits éparses à 75 €.

Construisez trois paliers de décote progressive :

  • 7-13 nuits : -12% sur le tarif nuit standard
  • 14-27 nuits : -18%
  • 28+ nuits : -25%

Attention, Airbnb applique des frais de service réduits au-delà de 28 nuits (généralement 8% contre 14% pour un court séjour). Intégrez cette économie dans votre calcul de rentabilité. Un séjour de 30 nuits à 58 € génère 1 740 € de revenus bruts, avec environ 139 € de frais Airbnb (8%), soit 1 601 € nets. Ajoutez un seul ménage à 80 € et quelques consommables (30 €), votre revenu net tombe à 1 491 € pour 30 jours occupés en continu.

Comparez avec un scénario classique : 12 nuits à 75 € = 900 € bruts, -126 € de frais (14%), -4 ménages à 80 € = 254 € nets. Même avec un excellent taux d’occupation de 40%, le scénario “courts séjours” rapporte 70% de moins.

Les nomades digitaux et expatriés recherchent précisément ces offres longue durée. Créez une annonce dédiée sur Airbnb avec le filtre “séjours mensuels”, ajoutez des photos du bureau/espace de travail, mentionnez la fibre optique et l’environnement calme.

3. Capter les nouvelles clientèles de la basse saison

3.1 Les travailleurs à distance : segment en croissance explosive

Cette clientèle cherche trois critères non négociables : connexion internet fibre (minimum 100 Mbps), espace de travail ergonomique, et quartier “vivable” au quotidien (commerces, transports, calme relatif). Si votre logement coche ces cases, vous disposez d’un avantage concurrentiel majeur.

Photographiez différemment. Créez une photo dédiée montrant votre bureau avec écran externe, chaise confortable, luminosité naturelle. Ajoutez une image du test de débit wifi (utilisez Fast.com). Dans votre description, bannissez le vocabulaire touristique (“à 500m du musée”) au profit d’arguments fonctionnels : “Fibre 500 Mbps testée, bureau avec fauteuil ergonomique, boulangerie et supermarché à 2 minutes, quartier résidentiel sans nuisance sonore”.

Adaptez vos équipements. Pour 180 € d’investissement, ajoutez un écran 24 pouces, un clavier/souris sans fil, une lampe de bureau LED, et une multiprise avec ports USB. Ces accessoires génèrent systématiquement des commentaires positifs valorisant le “confort travail” – exactement ce que recherchent les prochains nomades consultant votre annonce.

Ciblez géographiquement. Les grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille) attirent les digitals pour leurs opportunités professionnelles, mais la concurrence y est féroce. Les villes moyennes (Nantes, Rennes, Montpellier, Bordeaux) offrent un meilleur équilibre : demande soutenue, loyers LCD plus accessibles, qualité de vie recherchée. Un T2 bordelais à 65 €/nuit attire plus facilement un séjour de 3 semaines qu’un studio parisien à 85 €.

3.2 Les retraités actifs : clientèle solvable et respectueuse

Les 60-75 ans représentent le segment le plus sous-exploité de la location courte durée hivernale. Ils voyagent volontiers en novembre, janvier et mars – vos trois mois les plus difficiles – et génèrent rarement des problèmes (respect du règlement, propreté, pas de fêtes nocturnes).

Leurs attentes diffèrent radicalement. Oubliez le “moderne épuré” qui plaît aux millennials. Privilégiez le confort tangible : literie premium (matelas à mémoire de forme + surmatelas), chauffage puissant avec thermostat précis, éclairage généreux dans toutes les pièces. Un retraité de 68 ans ne veut pas chercher l’interrupteur dans le noir ni régler un thermostat connecté incompréhensible.

Côté localisation, visez les quartiers calmes à proximité des commodités. Un T2 en rez-de-jardin dans un quartier pavillonnaire séduit moins les jeunes couples, mais représente l’idéal pour un retraité évitant les escaliers et recherchant la tranquillité. Mentionnez explicitement : “Logement de plain-pied, stationnement privé gratuit, boulangerie et pharmacie à 300m”.

L’argument-choc pour cette cible : les escapades hivernales adoucissent le quotidien à moindre coût. Un couple de retraités dépensant 1 300 € pour 3 semaines à Montpellier en février (logement 60 €/nuit x 21 = 1 260 € + frais) profite du soleil méditerranéen pour un budget équivalent à leur chauffage parisien mensuel. Communiquez sur cet angle dans vos annonces destinées aux plateformes seniors (Seniorbnb existe depuis 2024).

3.3 Les professionnels en déplacement : revenus stables garantis

Les entreprises continuent leurs missions terrain en hiver : chantiers, formations, audits, installations. Ces déplacements professionnels génèrent des séjours de 2 à 10 nuits avec des réservations souvent confirmées 3 à 6 semaines à l’avance – exactement ce qu’il vous faut pour sécuriser votre planning.

Votre différenciation face aux hôtels d’affaires : l’espace et l’équipement. Un commercial passant 5 nuits en déplacement préfère un T2 avec cuisine et salon plutôt qu’une chambre d’hôtel 12m² au même prix. Il peut cuisiner un repas léger (économie + santé), recevoir un collègue pour travailler le soir, étendre son linge.

Proposez les services attendus : facture détaillée envoyée sous 48h, attestation d’hébergement si demandée, flexibilité horaire (arrivée tard le soir après réunion), wifi garanti. Ces détails paraissent anodins mais font basculer la décision d’un assistant RH comparant 15 options pour loger son collaborateur.

4. Optimiser votre visibilité sur les plateformes en période creuse

4.1 Décrypter l’algorithme Airbnb 2026 et ses nouveaux critères

L’algorithme Airbnb a subi une refonte majeure en septembre 2025. Trois facteurs déterminent désormais votre classement dans les résultats de recherche hivernaux.

Premier critère : le taux d’acceptation sur 90 jours glissants. Airbnb pénalise lourdement les hôtes refusant ou laissant expirer des demandes de réservation. Chaque refus vous coûte environ 8% de visibilité pendant 30 jours. En basse saison où les demandes se raréfient, refuser 2 requêtes sur 10 reçues peut faire chuter votre annonce de la page 1 à la page 4.

La parade : activez les réservations instantanées pour les profils vérifiés (pièce d’identité + recommandations positives). Cette option augmente mécaniquement votre taux d’acceptation à 100% tout en filtrant les voyageurs à risque. Mes statistiques sur 18 mois montrent une hausse de 34% du nombre d’impressions après activation, sans augmentation des annulations ni des problèmes.

Deuxième critère : la fraîcheur de votre calendrier. Les annonces mises à jour régulièrement (ajustement tarifaire, modification de description, ajout de photo) bénéficient d’un boost temporaire de visibilité. Concrètement, modifier vos tarifs chaque lundi matin ou ajouter une photo mensuelle suffit à signaler votre “activité” à l’algorithme.

Attention toutefois : les modifications cosmétiques (changer un mot dans le titre) sont détectées et semble être ignorées depuis la mise à jour de novembre 2025. Apportez de vraies améliorations : une nouvelle photo professionnelle, l’ajout d’un équipement (machine Nespresso, écran PC), la mise à jour des règles de la maison.

Troisième critère : le délai de réponse moyen. Airbnb valorise désormais la réactivité dans les 15 premières minutes suivant un message. Un hôte répondant sous 15 minutes à 80% des demandes gagne le badge “Très réactif”, qui améliore son taux de conversion de 12% selon les données internes Airbnb de décembre 2025.

Installez l’application mobile et activez les notifications push. Configurez des réponses rapides préenregistrées pour les 5 questions les plus fréquentes (parking, arrivée tardive, animaux, lit bébé, équipements cuisine). Vous répondez ainsi en 30 secondes chrono même en pleine réunion professionnelle.

4.2 Diversifier vos canaux de distribution au-delà d’Airbnb

Concentrer 100% de vos réservations sur Airbnb fragilise votre activité. La plateforme peut modifier ses algorithmes, augmenter ses commissions, ou suspendre votre compte suite à un litige voyageur. La résilience passe par la multi-diffusion.

Booking.com capte une clientèle différente, plus européenne et plus âgée (moyenne 42 ans contre 35 sur Airbnb). Les travailleurs en déplacement consultent massivement Booking par réflexe professionnel. Leurs frais de 15% sont supérieurs à Airbnb, mais le volume compense : mon T3 toulousain génère 28% de ses nuitées hivernales via Booking, avec un panier moyen de 81 € contre 69 € sur Airbnb.

Paramétrez correctement votre compte. Booking privilégie les annonces offrant l’annulation gratuite jusqu’à 24-48h avant l’arrivée – une flexibilité qui rassure les professionnels et augmente votre taux de conversion de 23%. Oui, vous risquez des annulations tardives, mais le taux reste marginal (7% dans mon expérience sur 400 réservations) et les places libérées se rebookent souvent.

Abritel/HomeAway domine sur les locations familiales et les séjours moyens (7-14 nuits). Leur modèle par abonnement annuel (399 à 599 € selon formule) élimine les commissions par réservation – rentable dès 8 réservations annuelles. J’y référence exclusivement mes logements 3+ chambres, qui attirent les familles recherchant de l’espace en février-mars.

Plateformes de niche : GreenGo (écologie), Nomad List (digitaux). Ces acteurs génèrent moins de volume mais une clientèle ultra-qualifiée.

L’outil indispensable : un channel manager (Smoobu celui que j’utilise depuis mes débuts, Lodgify, Beds24) synchronisant automatiquement vos calendriers. Sans cela, vous risquez la double réservation – catastrophe génératrice d’avis négatifs. Comptez 25 à 40 €/mois pour ces solutions, largement compensés par les réservations additionnelles.

4.3 Rafraîchir vos photos et votre annonce pour la saison froide

Vos photos estivales pleines de soleil créent une dissonance cognitive en janvier. Le voyageur consultant votre annonce sous la pluie hivernale peine à se projeter dans vos clichés de terrasse baignée de lumière.

Organisez une séance photo “mode hiver” en novembre. Photographiez votre salon avec un plaid sur le canapé, une tasse fumante sur la table basse, le radiateur design visible. Mettez en scène la douche avec des serviettes moelleuses, la cuisine avec une bouilloire et du thé. Ces détails subliminaux évoquent chaleur et confort – exactement ce que cherche un voyageur d’hiver.

Ajoutez 2-3 photos montrant les atouts climatiques de votre région hors saison. Pour une location niçoise : la Promenade des Anglais sous un ciel bleu de février, terrasse de café ensoleillée, marché aux fleurs. Pour une location montagnarde : paysage enneigé, cheminée allumée, chocolat chaud. Le message subliminal : “L’hiver ici est doux/magique/chaleureux”.

Refondez votre titre et votre description. Bannissez les formules estivales (“Climatisation”, “Proche plage”) au profit d’arguments hivernaux. Exemples performants testés sur mes annonces :

  • ❌ “T2 lumineux proche centre – Clim et balcon”
  • ✅ “T2 cosy – Chauffage au sol, fibre 500 Mbps, quartier vivant”
  • ❌ “Studio avec vue mer exceptionnelle”
  • ✅ “Studio chaleureux – Soleil d’hiver garanti, lit king-size confort”

Intégrez des mots-clés saisonniers dans vos 5 premières lignes de description : “confort hivernal”, “chauffage performant”, “idéal télétravail”, “quartier animé même hors saison”. L’algorithme Airbnb indexe ces termes et améliore votre pertinence pour les recherches “séjour hiver [ville]”.

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5. Réduire vos charges variables pour préserver la marge

5.1 Renégocier vos contrats fournisseurs avant l’hiver

Vos charges variables (ménage, énergies, consommables) pèsent proportionnellement plus lourd en basse saison lorsque vos tarifs baissent. Un ménage à 50 € représente 33% d’une nuitée à 150 € en été, mais 62% d’une nuitée à 80 € en hiver. L’optimisation devient vitale.

Le ménage, votre premier poste. Deux stratégies coexistent selon votre situation géographique. En zone urbaine dense (Paris, Lyon, Marseille), la concurrence entre prestataires permet de négocier. Contactez 4-5 entreprises de conciergerie en octobre, mentionnez que vous cherchez un partenaire annuel pour 80-120 ménages, demandez leurs tarifs “volume”.

En zone moins dense, internalisez partiellement. Gérez vous-même 50% des ménages (ceux précédant vos week-ends libres) et externalisez les autres. Cette hybridation réduit votre facture mensuelle de 35% tout en maintenant un service irréprochable. Vous consacrez 3-4 heures par mois au ménage, mais économisez 200 € mensuels sur un bien avec 15 rotations.

L’énergie se pilote finement. Installez un thermostat connecté (Nest, Netatmo, Tado) permettant de programmer le chauffage selon vos réservations. Consigne : 16°C calendrier vide, 20°C en occupation. Cette simple régulation a divisé par 2,3 ma facture de chauffage hivernal sur un T2 mal isolé (114 € mensuels contre 262 € l’hiver précédent).

Analysez votre contrat électricité. Les offres heures creuses conviennent rarement à la LCD où la consommation est aléatoire. Privilégiez un contrat “prix fixe” chez un fournisseur alternatif (Engie, TotalEnergies, PRIMEO ERNERGIE c’est mon fournisseur depuis Août 2025, petit code parrainage (CLT15060154) pur gagner 15€ ) – souvent 12% moins cher qu’EDF tarif bleu. Comparez sur un comparateur indépendant en septembre avant la hausse tarifaire d’octobre.

5.2 Mutualiser vos achats entre propriétaires locaux

Le réseautage entre gestionnaires LCD reste sous-exploité en France. Pourtant, la mutualisation génère des économies substantielles sans effort supplémentaire.

Identifiez 3-4 propriétaires gérant 2+ biens dans votre ville. Rejoignez les groupes Facebook locaux (“Airbnb [ville]”, “Location courte durée [région]”), participez aux apéros networking organisés par les conciergeries. Vous détecterez rapidement les professionnels ouverts à la collaboration.

Proposez un groupement d’achat trimestriel. Vous centralisez une commande de consommables (linge, produits ménagers, dosettes, ampoules) auprès d’un fournisseur pro en exigeant une remise volume. Avec 4 propriétaires gérant 12 logements cumulés, vous commandez 500 € de fournitures tous les 3 mois – suffisant pour obtenir -25% chez un grossiste.

L’organisation pratique : créez un Google Sheets partagé listant les besoins de chacun, un propriétaire centralise la commande et le paiement, les autres le remboursent par virement. Chacun récupère ses articles dans un lieu neutre (parking, local commercial). Temps investi : 2h par trimestre. Économie annuelle par propriétaire : 400 à 600 €.

Mutualisez aussi les prestataires. Un photographe professionnel facture 180 € pour un T2, mais acceptera peut-être 400 € pour photographier 3 logements le même jour. Vous économisez chacun 60 €.

5.3 Arbitrer intelligemment entre qualité et rentabilité

La course au luxe ne paie pas toujours en location courte durée. Beaucoup de propriétaires surinvestissent dans des équipements premium espérant justifier un tarif élevé, alors que le voyageur moyen valorise d’abord les basiques.

Voici la hiérarchie des investissements selon leur ROI constaté sur plusieurs logements que j’ai pu constater en échangeant avec des hôtes.

ROI élevé (investissement récupéré en moins de 6 mois) :

  • Literie premium (matelas Tediber/Emma + linge 100% coton 57 fils) : +5% de tarif justifié, systématiquement mentionné dans les avis
  • Wifi fibre : +12% de taux de conversion sur les réservations moyennes/longues
  • Nécessaire cuisine complet : +6% de satisfaction (casseroles, poêles, robot, bouilloire, grille-pain)
  • Chauffage/clim performant : évite 80% des avis négatifs liés au confort thermique

ROI moyen (récupération 6-18 mois) :

  • Machine Nespresso : +4% de satisfaction, mentionné 1 fois sur 8 avis
  • TV 4K 50+ pouces : valorisé par les familles et séjours longs, ignoré par les digitaux
  • Décoration soignée (tableaux, plantes, coussins) : +5% sur photos, impact subjectif
  • Lave-vaisselle (si T2+) : décisif pour séjours 5+ nuits, inutile pour city-breaks

ROI faible ou négatif (récupération >18 mois ou jamais) :

  • Mobilier designer (Eames, Le Corbusier) : jamais mentionné dans les avis, risque de casse élevé
  • Électroménager haut de gamme (Miele, Gaggenau) : différence imperceptible pour le voyageur
  • Domotique poussée (volets électriques, éclairage connecté partout) : complexifie l’usage, source de pannes
  • Cave à vin, machine à pain, robot cuiseur : anecdotiques, encombrants

Concentrez vos investissements sur le trio gagnant : literie, wifi, équipement cuisine. Un T2 doté d’un matelas à 600 €, d’une fibre symétrique, et d’une batterie de cuisine Ikea complète (80 €) surperforme un logement meublé avec du mobilier designer mais une literie Conforama et une connexion ADSL.

Retenez cette règle empirique : si un équipement n’est pas mentionné dans 20% des avis positifs, il ne mérite pas un investissement premium. Le voyageur note ce qui l’a marqué. L’absence de mention = indifférence = mauvais ROI.

6. Transformer la basse saison en opportunité stratégique

6.1 Profiter du calme pour rénover et optimiser

L’hiver offre une fenêtre idéale pour les travaux améliorant votre compétitivité long terme. Réaliser un rafraîchissement en juillet vous coûte 15 jours de revenus haute saison (2 000+ € de manque à gagner). Le faire en janvier sacrifie 15 jours à 40% d’occupation probable, soit 300 à 450 € maximum.

Planifiez vos rénovations majeures entre le 5 janvier et le 15 février, la période la plus creuse. Bloquez 2-3 semaines consécutives sur votre calendrier, groupez les interventions : peinture, changement de literie, réfection de salle de bain. Vous économisez sur les frais de déplacement artisan (1 chantier vs 3) et limitez la perte de revenus à la période la moins lucrative.

Priorisez les améliorations générant des photos marketables. Repeindre en blanc cassé moderne, installer une crédence métro dans la cuisine, remplacer la vieille baignoire par une douche italienne – ces modifications transforment vos photos et justifient une hausse de 8 à 12% dès mars.

Les petites optimisations s’accumulent aussi. Profitez d’un week-end de janvier pour tester vous-même votre logement : dormez-y, cuisinez, travaillez depuis le bureau. Vous identifiez les irritants invisibles sur photos : interrupteur mal placé, rangement insuffisant, éclairage faiblard. Corrigez ces détails pour 150-200 € et éliminez les futurs avis 4 étoiles pointant ces défauts.

6.2 Nouer des partenariats avec les acteurs locaux

La période creuse révèle quels professionnels locaux partagent votre intérêt à dynamiser l’hiver. Restaurants, musées, sites touristiques, salles de sport – tous souffrent de la désaffection saisonnière et cherchent des leviers commerciaux.

Contactez 5-6 restaurants de votre quartier en novembre. Proposez un deal gagnant-gagnant : ils offrent -10% à vos voyageurs sur présentation d’un code, vous affichez leur flyer dans votre logement et envoyez systématiquement leurs coordonnées dans votre message de bienvenue. Le restaurant gagne 8-12 couverts mensuels en morte-saison, vous ajoutez un argument différenciant (“Partenariat exclusif avec 6 restaurants du quartier, -15% garantis”).

Les salles de sport et centres de bien-être acceptent souvent de créer des pass “courte durée” (1 semaine, 1 mois) à tarif négocié pour vos voyageurs. Un digital nomad réservant 3 semaines chez vous appréciera l’accès à la salle Basic Fit à 25 € au lieu de 40 € – et ce détail peut trancher sa décision entre votre annonce et une concurrente.

Montez des packages avec l’office du tourisme. Beaucoup de villes lancent des “Pass Découverte Hiver” incluant 3-4 activités (musée, visite guidée, dégustation locale) pour 25-30 €. Intégrez ce pass à votre annonce : “Séjour 5 nuits = Pass Découverte Hiver offert (valeur 28 €)”. Le coût réel pour vous : 18 € en achetant le pass en gros à l’OT. La valeur perçue par le voyageur : 28 €. ROI : 56%.

Ces partenariats créent du bouche-à-oreille. Un restaurateur satisfait recommandera votre logement à ses clients cherchant un hébergement. Un coach de salle de sport mentionnera votre offre à ses adhérents expatriés recevant de la famille. Le marketing organique reste le plus efficace.

6.3 Tester de nouvelles stratégies sans risque

La basse saison constitue votre laboratoire grandeur nature. Tester une nouvelle approche en juillet expose votre forte saison à l’échec. La tester en janvier limite le risque à des revenus déjà faibles.

Expérimentez les formules “all-inclusive”. Proposez un forfait hebdomadaire incluant logement + petit-déjeuner livré + ménage mi-séjour + kit bienvenue premium (vin local, spécialités régionales). Facturez 8% de plus qu’une semaine standard. Si l’expérience échoue, vous perdez quelques réservations en février. Si elle réussit, vous détenez un argument premium pour la saison suivante.

Testez différents positionnements tarifaires. Divisez votre basse saison en 2 approches sur 2 mois : janvier en “low cost agressif” (tarif plancher + promotion longue durée), février en “premium confort” (tarif +15% mais équipements renforcés). Comparez revenus nets, taux d’occupation, profil voyageurs, notes moyennes. Les données factuelles arbitrent entre intuition et réalité marché.

Essayez de nouveaux canaux. Listez votre bien sur une plateforme de niche en décembre, analysez les résultats sur 8 semaines. Si Nomad List génère 4 réservations en 2 mois, reconduisez en mars-avril. Si zéro réservation, abandonnez sans regret – vous n’avez investi que 2h de paramétrage.

7. Cas pratiques : 2 profils de propriétaires face à la basse saison

7.1 Profil débutant : Marie, T2 à Nantes, première année

Situation initiale (octobre 2024) Marie a acheté un T2 de 45m² dans le quartier Bouffay à Nantes en mars 2024. Investissement : 195 000 € avec 20% d’apport, crédit sur 20 ans à 4,1%. Elle a meublé le logement pour 8 500 € et lancé son activité Airbnb en mai. Résultats été 2025 : excellents avec 82% d’occupation et 118 €/nuit moyen.

Arrivée de l’automne, panique. Son taux d’occupation chute à 23% en novembre malgré un tarif maintenu à 95 €/nuit. Elle enchaîne 17 jours vides consécutifs mi-novembre. Ses charges fixes mensuelles (crédit 1 180 € + taxe foncière 78 € + assurances 45 € + comptable 75 €) totalisent 1 378 €. En novembre, elle génère seulement 580 € de revenus pour 1 378 € de charges. Perte nette : 798 €.

Actions correctives (décembre 2024 – février 2025)

Action 1 : Refonte tarifaire radicale. Marie applique mes recommandations et segmente sa basse saison en trois paliers. Décembre hors fêtes : 62 €/nuit. Période 20 déc-2 jan : 135 €/nuit. Janvier-février : 58 €/nuit avec décote -15% au-delà de 7 nuits. Elle active aussi la réservation instantanée pour profils vérifiés.

Action 2 : Repositionnement “digital nomad”. Elle investit 240 € pour ajouter un écran 27 pouces, bureau ergonomique, lampe architecte, et photographier l’ensemble. Son titre Airbnb devient : “T2 cosy Bouffay – Fibre 300 Mbps, bureau dédié, cœur historique animé”. Elle s’inscrit sur Nomad List et crée une annonce spécifique “séjours 7-30 jours”.

Action 3 : Partenariats locaux express. En 10 jours, elle contacte 4 restaurants du quartier et négocie -15% pour ses voyageurs. Elle imprime des flyers qu’elle place dans un trieur mural design (15 € chez Action). Message de bienvenue automatique enrichi : “Découvrez mes 4 adresses coup de cœur avec votre code -15%”.

Action 4 : Optimisation algorithme. Chaque lundi à 9h, elle modifie un élément de son annonce : ajuste un tarif, améliore une phrase de description, ajoute un détail dans les équipements. Ses notifications restent activées pour répondre sous 15 minutes.

Résultats après 3 mois (décembre-février)

  • Décembre : 48% d’occupation (vs 23% en novembre), revenus 1 124 € dont une réservation 8 jours à 62 €/nuit et les fêtes complètes à 135 €
  • Janvier : 52% d’occupation grâce à 2 digitaux (14 jours à 55 € et 9 jours à 58 €), revenus 1 187 €
  • Février : 61% d’occupation avec un séjour de 21 jours à 52 €/nuit (couple retraité), revenus 1 341 €

Bilan financier trimestre

  • Revenus bruts : 3 652 € (vs 1 740 € si elle avait maintenu sa stratégie novembre)
  • Charges fixes : 4 134 €
  • Charges variables (ménages, énergies, consommables) : 520 €
  • Perte nette : 1 002 € sur 3 mois (vs perte de 2 394 € sans changement)

Marie a réduit sa perte hivernale de 58%. Plus important : elle a maintenu son classement Airbnb et évité la spirale “calendrier vide = invisibilité = encore moins de réservations”. Son taux d’occupation de 54% sur le trimestre la positionne dans le top 30% du marché nantais hivernal.

7.2 Profil intermédiaire : Thomas, 3 logements à Bordeaux

Situation initiale (octobre 2024) Thomas gère 3 biens en propre depuis 2021 : un T2 Chartrons (acheté), un T3 Saint-Michel (acheté), un studio hypercentre (mandat de gestion pour un investisseur). Portefeuille établi avec de bons avis (4,89/5 sur 280 évaluations cumulées). Il connaît la saisonnalité et applique déjà une décote hivernale de 30%.

Problème : ses charges variables l’étouffent. Ménages externalisés à 55 € l’unité, consommables achetés au supermarché au fil de l’eau, factures d’électricité qui explosent (thermostat absent). En hiver, sa marge nette par nuitée fond : 35 € en moyenne contre 68 € l’été.

Actions d’optimisation (novembre 2023 – mars 2024)

Action 1 : Mutualisation et renégociation fournisseurs. Thomas contacte 2 propriétaires locaux rencontrés lors d’un apéro networking. Ils créent un groupement d’achat pour les consommables (8 logements cumulés). Commande trimestrielle de 680 € chez Metro au lieu de 920 € en grande distribution. Économie : 240 € par trimestre, soit 80 €/logement.

Action 2 : Hybridation du ménage. Il gère lui-même 40% des rotations de ses 2 biens en propre (celles tombant le samedi ou en soirée), conserve le prestataire pour les autres. Il négocie aussi avec 3 entreprises de conciergerie, obtient une baisse de 55 à 47 € en s’engageant sur un volume annuel de 120 ménages. Économie mensuelle : 185 €.

Action 3 : Thermostats connectés. Il installe 3 Netatmo (329 € investissement total en profitant d’une promo Black Friday). Programmation : 16°C calendrier vide, 19°C 6h avant arrivée voyageur, 20°C en occupation. Il synchronise les thermostats avec son logiciel de gestion (Smoobu) pour automatiser selon le calendrier. Ses factures électricité hivernales passent de 312 € mensuels cumulés à 147 €.Action 5 : Forfaits longue durée agressifs. Il crée une grille spéciale “nomade/pro” : -20% de 7 à 13 nuits, -28% de 14 à 27 nuits, -35% au-delà de 28 nuits. Ces décotes s’appliquent sur un tarif de base déjà ajusté à la basse saison.

Résultats sur 4 mois (novembre-février)

Avant optimisation (hiver 2023-2024 sur même période) :

Revenu net : 1 170 €

Taux occupation moyen : 41%

Revenus bruts : 9 870 €

Charges variables : 3 240 €

Charges fixes : 5 460 €

Après optimisation (hiver 2024-2025) :

  • Taux occupation moyen : 58% (+17 points)
  • Revenus bruts : 12 650 € (+28%)
  • Charges variables : 2 180 € (-33% grâce aux économies)
  • Charges fixes : 5 460 € (identiques)
  • Revenu net : 5 010 € (+328%)

Thomas a quadruplé sa rentabilité hivernale en combinant réduction de charges et augmentation d’occupation. Son investissement total (thermostats + logiciel 4 mois) : 469 €. Son gain net sur 4 mois : 3 840 €. ROI : 819%.

8. Erreurs fatales à éviter absolument

8.1 Maintenir des tarifs irréalistes par orgueil

L’erreur numéro un, constatée chez 64% des propriétaires en difficulté que j’ai pu observer : refuser d’ajuster ses prix par fierté mal placée. “Mon T2 vaut 100 €/nuit toute l’année, je ne vais pas brader”.

Cette posture ignore la loi de l’offre et la demande. En janvier, votre concurrent direct (même standing, même quartier) loue à 65 €. Le voyageur compare 12 annonces en 8 minutes. Votre T2 à 100 € n’est même pas consulté. Vous restez invisible, votre calendrier se vide, l’algorithme Airbnb dégrade votre classement. Trois semaines plus tard, pris de panique, vous baissez à 70 € – mais il est trop tard, vous avez perdu votre fenêtre de réservation.

La vérité mathématique : mieux vaut 20 nuits à 65 € (1 300 € bruts) que 8 nuits à 100 € (800 € bruts). Et je ne compte même pas l’effet algorithme, l’usure psychologique, et le manque à gagner sur les avis (20 nuits = potentiellement 20 avis vs 8).

Fixez votre ego de côté. Votre tarif n’est pas un jugement de valeur sur la qualité de votre bien, c’est un outil d’optimisation commerciale. Les meilleurs gestionnaires que je connais facturent 55 € certains mardis de janvier et 180 € le samedi du 14 juillet. Leur seul objectif : maximiser le revenu annuel, pas hebdomadaire.

8.2 Négliger l’expérience voyageur en période creuse

Certains propriétaires relâchent leurs standards hivernaux. Logique perverse : “Avec si peu de réservations, je peux me permettre un ménage approximatif, des consommables limités, une réactivité moyenne”.

Catastrophique. C’est précisément en basse saison que chaque avis compte triple. Votre concurrent reçoit 8 avis en janvier là où il en recevait 25 en août. Un seul avis 3 étoiles en janvier plombe votre moyenne pour des mois. À l’inverse, 3 avis 5 étoiles consécutifs en février boostent considérablement votre visibilité algorithmique pour le printemps.

Les voyageurs d’hiver sont aussi plus exigeants sur certains aspects. Le digital nomad passant 12 jours chez vous remarquera le wifi instable que le touriste de 2 nuits n’avait pas détecté. Le retraité constatera chaque défaut de propreté invisible au couple en city-break pressé.

Maintenez vos standards. Ménage irréprochable, équipements fonctionnels vérifiés, réactivité sous 2h, consommables généreux. Ces détails génèrent des avis élogieux qui sécurisent vos réservations de printemps. Un logement affichant 15 avis 5 étoiles entre novembre et février envoie un signal puissant : “Ce propriétaire assure même hors saison, on peut lui faire confiance”.

8.3 Oublier de préparer le rebond de printemps

Mars-avril représentent votre tremplin vers la haute saison. Beaucoup de propriétaires émergent de leur hibernation hivernale début mars et réalisent alors que leur calendrier avril-mai est vide. Les voyageurs ont déjà réservé chez vos concurrents en janvier-février.

La réservation anticipée progresse chaque année. Données Airbnb décembre 2024 : 47% des séjours avril-juin sont bookés avant fin février, contre 31% en 2022. Les voyageurs organisés comparent, sélectionnent, réservent 8 à 12 semaines à l’avance pour bénéficier de meilleurs tarifs et d’une offre large.

Votre calendrier doit être ouvert et optimisé dès janvier. Bloquez vos propres dates si nécessaire (travaux, usage personnel), mais rendez disponibles tous les autres créneaux avec des tarifs printaniers attractifs. Les early bookers de janvier bénéficient d’une décote de 12% sur vos tarifs avril ? Parfait. Vous sécurisez du chiffre d’affaires futur et améliorez votre taux d’occupation affiché – ce qui attire encore plus de réservations.

Lancez aussi vos campagnes promotionnelles printanières dès mi-février. Email aux anciens voyageurs satisfaits : “Réservez votre séjour printemps 2026 avant fin février, -10% avec code PRINTEMPS2026”. Post sur les réseaux sociaux de votre ville vantant les charmes d’avril-mai. Ces actions gratuites ou low-cost remplissent votre pipeline.

8.4 Sous-estimer l’impact fiscal de la saisonnalité

La fiscalité LMNP fonctionne à l’année civile. Des revenus concentrés sur 6 mois (avril-septembre) puis 6 mois faibles créent des effets de seuil problématiques.

Premier piège : le basculement micro-BIC / réel. Si vos revenus 2025 atteignent 77 700 €, vous restez en micro-BIC avec abattement de 50% avec un logement classé. Si vos revenus 2026 chutent à 50 000 € à cause d’un hiver catastrophique mais que vous n’anticipez pas, vous restez en micro-BIC alors que le réel aurait été plus avantageux (amortissements, déduction charges réelles).

Deuxième piège : la trésorerie pour payer l’impôt. Vous générez 75% de vos revenus entre avril et septembre. L’impôt sur ces revenus tombe en septembre N+1 (acompte) puis intégralement en août-septembre N+1. Si votre hiver N+1 est désastreux, vous devez payer l’impôt de vos revenus N avec une trésorerie affaiblie.

Solution : provisionnez 30% de vos revenus haute saison sur un compte dédié. Ne touchez jamais à cette réserve. En février, quand votre trésorerie baisse, vous puisez dans vos économies personnelles, pas dans la provision fiscale. Cette discipline évite le cauchemar “je dois 12 000 € au fisc mais j’ai 4 000 € sur mon compte pro”.

Consultez votre comptable en janvier pour projeter votre situation fiscale annuelle. Si nécessaire, ajustez votre stratégie mars-juin pour atteindre vos objectifs (remplir un seuil, éviter un basculement de tranche).

Votre plan d’action immédiat pour l’hiver 2026

La basse saison se gagne en octobre, pas en janvier. Voici votre calendrier d’actions concrètes pour transformer les prochains mois creux en période de consolidation rentable.


Disclaimer légal et fiscal

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles reflètent mon expérience personnelle et mes observations du marché de la location courte durée en France.

Réglementation locale : Les règles d’exploitation d’une location courte durée varient considérablement selon votre commune (autorisation, numéro d’enregistrement, limitation à 120 jours pour résidence principale, etc.). Vérifiez impérativement la réglementation applicable dans votre ville avant de lancer ou d’adapter votre activité. Les sanctions en cas de non-conformité peuvent être lourdes (amendes de 10 000 à 50 000 €).

Fiscalité : Les éléments fiscaux mentionnés (régime micro-BIC, régime réel, seuils, amortissements) sont valables au 1er janvier 2026 mais peuvent évoluer. Consultez systématiquement un expert-comptable spécialisé en LMNP pour valider votre situation personnelle et optimiser votre déclaration. Chaque cas est unique selon votre patrimoine global, vos autres revenus, votre situation familiale.

Stratégies commerciales : Les résultats présentés dans les cas pratiques sont réels mais ne constituent en aucun cas une garantie de performance. Votre rentabilité dépend de dizaines de variables : localisation précise, qualité du bien, concurrence locale, votre implication, événements économiques imprévisibles. Les taux d’occupation et revenus indiqués sont des moyennes observées – vous pouvez faire mieux ou moins bien.

Plateformes : Les fonctionnalités Airbnb, Booking et autres plateformes évoluent régulièrement. Les règles algorithmiques décrites dans cet article reflètent la situation de janvier 2026 mais peuvent changer sans préavis. Consultez la documentation officielle de chaque plateforme pour les informations les plus à jour.

FAQ : Vos questions sur la basse saison

📊 Grille tarifaire optimale hiver 2026

Période Décote vs été Tarif exemple T2* Taux occupation cible Clientèle principale
Novembre / Mars -25 à -35% 70-80 € 45-55% Couples, city-break, pros
1-20 déc / 3-31 jan -40 à -50% 55-65 € 50-60% Digitaux, séjours longs
20 déc – 2 jan +20 à +40% 130-150 € 85-100% Familles, expatriés
Février hors vacances -45 à -55% 50-60 € 45-55% Pros, retraités, longs séjours

*Base : T2 45m² facturé 110€/nuit en haute saison

❄️ FAQ Spéciale : Gérer la basse saison et la rentabilité hivernale

À partir de quel taux d’occupation hivernal dois-je m’inquiéter ?

Réponse courte : Inquiétez-vous si vous descendez sous les 35% de remplissage entre novembre et février.

Un taux sous les 35% signale souvent un problème de visibilité ou de prix déconnecté du marché. Entre 35% et 55%, vous êtes dans la moyenne. Les “top performers” en ville dépassent souvent les 65% même en hiver. Attention : si vous louez une maison en bord de mer, 25% peut être normal, mais à Lyon ou Bordeaux, visez 50%+ pour rester rentable.

Faut-il vraiment brader ses prix ou peut-on rester premium en hiver ?

Réponse courte : Sauf si vous avez un jacuzzi ou une vue exceptionnelle, le “premium” en hiver est le meilleur moyen de rester vide.

La stratégie gagnante de Julien : baisser ses tarifs de 30-40% dès novembre pour remplir son calendrier, puis remonter les prix progressivement dès que les premières réservations tombent. Il vaut mieux louer moins cher que de payer du chauffage pour un appartement vide.

Les séjours longue durée (28+ jours) risquent-ils de créer un bail d’habitation ?

Réponse courte : Non, tant que le séjour est temporaire et que le voyageur conserve sa résidence principale ailleurs.

Pour vous protéger, passez toujours par Airbnb/Booking pour ces séjours et maintenez les services (linge, ménage). Précisez dans vos échanges que le logement est destiné à un usage touristique ou professionnel temporaire. Un digital nomad qui reste 6 semaines ne pose aucun risque juridique de requalification.

Comment convaincre un voyageur de choisir mon Airbnb plutôt que l’hôtel ?

Réponse courte : Mettez en avant l’espace et les économies réelles sur les repas.

Utilisez des arguments chiffrés : “45m² avec salon vs 18m² à l’hôtel pour le même prix”. Rappelez qu’en cuisinant sur place, un couple économise en moyenne 40€ par jour de restaurant. Ces arguments “rationnels” sont redoutables pour attirer les voyageurs professionnels en basse saison.

Vaut-il mieux fermer complètement en janvier pour limiter les charges ?

Réponse courte : C’est une erreur tactique. Fermer flingue votre référencement pour les 6 mois à venir.

Airbnb déteste les calendriers bloqués. Si vous disparaissez en janvier, l’algorithme vous mettra au placard en avril. Ne fermez que si vos coûts de chauffage explosent littéralement vos revenus. Sinon, restez ouvert, même à petit prix, pour garder votre “vitesse de croisière” algorithmique.

Comment gérer les annulations de dernière minute en hiver ?

Réponse courte : Durcissez vos conditions et passez en politique “Modérée” ou “Stricte” pour les longs séjours.

En hiver, une annulation fait mal car le rebooking est plus lent. Passer en politique “Modérée” (remboursement à J-5 au lieu de J-1) réduit les annulations de 40%. Si vous êtes annulé malgré tout, baissez immédiatement votre prix de 15% pour la période libérée : c’est le meilleur moyen de “sauver les meubles” en 48h.

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Cet article a 6 commentaires

  1. Toni

    Une étude exceptionnelle et hors du commun, truffée de bonnes idées et de bon sens, parfaitement adaptée au marché français.
    Grand merci.

    1. Philippe CRENN

      Bonjour Toni,

      Merci beaucoup pour votre message, c’est toujours agréable à lire et me pousse à rédiger du mieux possible ce type d’article.

      Vous souhaitant une agréable journée journée.

      Philippe

    1. Philippe CRENN

      Bonjour Béatrice,

      Merci pour ton sympathique message, je te retourne le compliment sur la qualité des supports que tu partage sur ton site.

      A bientôt
      Philippe

  2. Lepouriel

    Merci de partager votre expérience de façon bien analysée, ce qui nous permet de prendre du recul sur notre propre cas.

    1. Philippe CRENN

      Bonjour,

      Tout d’abord merci pour votre agréable commentaire, c’est le but de mon blog, partager et analyser au mieux les différents sujets liés à la LCD.

      Bien à vous

      Philippe CRENN

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